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16 juillet 1943 : Un été comme un autre ?


Les témoins de ce drame vous le diront, l’été 1943 était un été comme un autre, chaud et sans nuages mais l’époque n’était pas à la farniente au soleil.


Depuis trois années, les Français et les Franc-Comtois en particulier avaient à souffrir des restrictions et autres vicissitudes de l’occupation allemande.

Les gens manquaient de tout, de nourriture, de vêtements et de soins médicaux.

On manquait d’huile, de légumes secs, de pâtes alimentaires, de biscuits, de sucre…

Il y avait aussi pénurie de savons, de bougies pour s’éclairer car les coupures d’électricité étaient fréquentes

Les gens souffraient du froid, on avait peine à trouver du combustible comme le charbon.

Pour s’habiller, on faisait avec les moyens du bord ; tissus rapiécés, chemises de toile de jute, les chaussures étaient trouées, usées, on utilisait des semelles de bois pour remplacer les semelles trouées et les enfants étaient pour la plupart d’entre eux pieds nus l’été et souvent même une bonne partie de l’hiver…

Il fallait ajouter à cela les réquisitions de l’armée allemande qui prenait tout : logements privés, bâtiments publics, hôtels, cinémas, bains-douches, garages et même les maisons de tolérance.

Et bien sûr, les frais d’entretien étant laissés aux bons soins du gouvernement de Vichy…

L’époque est donc au système D, à la « combine », au « chacun pour soi », l’obsession des gens étant surtout à la nourriture.

Le moral de la population est au plus bas, les gens souffrent le plus souvent en silence, résignés. Beaucoup d’enfants sont victimes de malnutrition, c’est une époque de disette et pour survivre, certains recourent au marché noir.

De plus, dès le 4 septembre 1942, obéissant aux exigences allemandes, Vichy réquisitionne tous les hommes valides de 18 à 50 ans pour travailler dans les usines en attendant d’être raflés ensuite pour aller travailler de force en Allemagne à partir de 1943.

Voilà où en était la situation vécue au quotidien par une grande majorité de la population française et à Sochaux en particulier.

Sochaux qui comme toute ville de la France occupée, tentait de survivre en attendant des jours meilleurs mais une certaine nuit du 15 au 16 juillet 1943, la guerre allait faire entrer Sochaux dans l’Histoire…


Article principal :
Le bombardement de Sochaux

Commentaires liés à cet article (3 commentaire(s))

Date :01/02/2011
Nom :Alain
Message :Je ne savais pas que des bombardement avaient eu lieu à Sochaux. j'ai appris quelque chose. Merci

Date :31/07/2007
Nom :Madeleine
Message :

bonjour,

je m'appelle Madeleine Malgras fille de Jean Marie Malgras, je porte le nom de ma grand-mère Madeleine Malgras tuée lors du bombardement de Sochaux, mon père a eu le bras arraché. Il est décédé en 1993, aujoud'hui je recherche des témoignages sur cet évènement et sur le passé de ma famille. Mon père nous a peu parlé de ce drame, je pense qu'il en a souffert toute sa vie. Si vous voulez me répondre : madeleinemalgras@hotmail.fr

Merci


Date :21/01/2006
Nom :Alain CROLET 95170
Message :né en Janvier 1937. je me trouvais à Vougeaucourt environ 7 km de Sochaux et nous avons entendu ma cousine et moi les explosion du bombardement et vu les traces des incendies; moi qui venais d'Issy les Moulineaux et qui se trouvait à Billancourt pour les bombardementd de RENAULT du 3 mars et 4 avril je ne comprenais pas que les bombardements puissent me suivre comme ça !!! Amer souvenir

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